Le coup de force au Zimbabwe montre l’incohérence des organisations régionales africaines

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Dangereux coups d’État

Il est, par ailleurs, difficile de nier l’impact négatif des coups d’État militaires sur la démocratie et la stabilité sociopolitique d’un pays. Cas emblématique, la République centrafricaine a connu au moins une vingtaine de putschs ou tentative de coups d’État et continue de croupir dans une instabilité paralysante. Les institutions régionales ont le mandat de se porter garante d’une meilleure gouvernance politique et démocratique et soutenir dans cette voie leurs membres.

Incohérence dans l’application des principes

Pour exemple, sur la question des modifications des Constitutions à des fins électoralistes – comme ce fut le cas en République du Congo – avec les violences qui en découlent, les organisations régionales africaines ont été pour le moins passives. En effet, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’UA, en tant qu’organe suprême de l’institution, jouit de tous les pouvoirs tandis que le parlement panafricain est un organe purement consultatif.

  • Auteur de l’article : Mohamed M Diatta ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.
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Le coup de force au Zimbabwe montre l’incohérence des organisations régionales africaines

La confusion initiale sur la nature des évènements au Zimbabwe le 14 novembre a été levée, le jour suivant, par les déclarations de l’armée qui laissaient très peu de doute sur le fait qu’il s’agissait bel et bien d’une prise de contrôle militaire demandant la démission du président de la République, le nonagénaire Robert Mugabe.



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