Mali. Une attaque « terroriste » fait 53 morts dans l’armée malienne

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Mali. Une attaque « terroriste « fait 53 morts dans l’armée malienne

L’armée malienne a essuyé vendredi une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste « contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger.

Le Télégramme Publié le 02 novembre 2019 à 06h42 |

Une attaque qualifiée de « terroriste » contre un camp militaire à Indelimane a causé la mort de 53 soldats maliens et d’un civil, vendredi. L’armée malienne a essuyé vendredi une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste » contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. « À la suite de l’attaque de la position des Fama à Indelimane, les renforts dépêchés ont retrouvé 54 corps dont un civil », soit 53 soldats tués, a annoncé le ministre de la Communication, Yaya Sangaré, vendredi soir sur Twitter.

  • Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué.

L’attaque à Indelimane n’avait pas encore été revendiquée vendredi soir. Les circonstances de ce nouveau revers militaire n’ont également pas été précisées. « Le ratissage et le processus d’identification des corps se poursuivent », a ajouté le ministre Sangaré. Le gouvernement malien a pour sa part fait savoir vendredi soir qu’il « condamnait » cette « attaque terroriste qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels du côté des Forces nationales de défense et de sécurité », selon un communiqué antérieur distinct qui ne donne pas de bilan précis.

Des soldats maliens étaient également portés disparus vendredi, a indiqué à l’AFP une source militaire. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours.

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