Mme Parly prévient : « Nous mettrons du temps à vaincre » les groupes terroristes au Sahel

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En l’espace d’un mois, les Forces armées maliennes [FAMa] ont subi deux importants revers avec l’attaque de l’une de ses unités mises à la disposition de la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S] menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimi] à Boulikessi [au moins 39 tués] et l’assaut lancé par l’État islamique au Grand Sahara [EIGS] contre le camp militaire d’In Delimane, dans le Gourma [au moins 49 tués].

Ses forces armées étant régulièrement prises pour cible, ce pays doit faire face aux groupes jihadistes implantés au Sahel mais aussi, au sud, aux factions de Boko Haram, l’organisation jihadiste d’origine nigériane dont est issue l’ISWAP, c’est à dire la « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique « . » Cette dernière a en outre resserré ses liens avec l’EIGS. » « L’ambition et l’emprise croissantes de groupes terroristes au Sahel et en Afrique de l’Ouest, où les combattants se réclamant d’al-Qaida et de l’EI collaborent afin de saper l’autorité de juridictions nationales fragiles, comptent parmi les faits les plus marquants survenus à l’échelle internationale au cours de la période considérée.

Le nombre d’États de la région susceptibles de voir les mouvements insurrectionnels du Sahel et du Nigéria franchir leurs frontières a augmenté », avait avance le rapport de l’ONU.

« Je considère que nous avons été exagérément optimistes en imaginant en 2013 que tout serait résolu et que la victoire éclair remportée contre les jihadistes se traduirait immédiatement en un succès politique. Force est de constater que tel n’a pas été le cas », avait reconnu, en juillet, le général François Lecointre, le chef d’état-major des Armées [CEMA], en faisant référence à l’opération Serval, lors d’une audition parlementaire. La stratégie française consiste à affaiblir les groupes jihadistes afin de les mettre à la portée des armées locales ainsi que de la Force conjointe du G5 Sahel [Tchad, Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Mali, ndlr].

Dans le même temps, il s’agit de faire progresser ces dernières, afin qu’elles puissent mener leurs propres opérations avec le plus d’autonomie possible. Le combat contre les groupes terroristes est « indispensable », a dit Mme Parly. « C’est un combat dans lequel il faut faire preuve de patience. « Nous mettrons du temps à vaincre ces groupes qui prospèrent sur les difficultés sociales et économiques des pays sahéliens. »

Et, « plus que jamais, nous devons concentrer nos efforts sur l’accompagnement des forces sahéliennes, épauler nos frères d’armes jusqu’à la résilience de leurs armées », a-t-elle insisté. Et sans doute l’apport de partenaires européens, comme l’avait évoqué Mme Parly, lors d’une allocution prononcée lors d’un déplacement au au 4e Régiment d’hélicoptères des forces spéciales [RHFS], en juin dernier. « Il faut accompagner les forces armées sahéliennes après les avoir formées, y compris lorsqu’elles vont au combat, et pas seulement dans les états-majors. » .

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