Mali - Les populations de Gao sont dans une logique d’autodéfense

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Deux ans après la signature de l’accord de paix entre les mouvements armés et le gouvernement, les tensions s’enveniment entre les différentes communautés vivant à Gao. Le sentiment d’insécurité, la crise économique et les rivalités avec les autorités intérimaires en sont les raisons principales, analyse Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études en sécurité (ISS).

Incidents récents

Dernier épisode en date, entre fin février et début mars, des pêcheurs du village de Taboye, dans la région de Gao, ont retrouvé les corps de deux jeunes Arabes flottant sur le fleuve Niger. En 2017, la ville de Gao avait encore vibré lorsqu’un commerçant arabe avait cassé la main d’un transporteur songhaï au marché de la ville.

La moindre étincelle peut embraser la ville

La réalité est que des responsables de la ville de Gao sont frustrés par l’application de l’accord de paix, et surtout par le fait qu’ils ont perdu leurs prérogatives suite à l’installation des autorités intérimaires. Ces gens-là essaient de provoquer des situations dans lesquelles ils peuvent jouer un rôle.

Des rivalités au sein même de la communauté songhaï de Gao ?

Ces jeunes qui s’étaient opposés à l’occupation de Gao en 2012 ne sont pas pris en compte dans le mécanisme découlant de l’accord de paix. Ils ont pourtant une légitimité plus importante que celle des mouvements armés songhaï, comme le Ganda Koy ou Ganda Izo, qui, eux, sont associés à l’accord de paix.

Que fait la justice pour apaiser ces tensions ?

Quand il y a eu des accusations après des faits graves, comme l’assassinat de deux jeunes dans le village de Taboye, il fallait ouvrir rapidement une enquête.

Quels rapports entretiennent l’État et les populations de Gao ?

Les organisations des jeunes de la société civile ont même créé la Fédération des organisations de résistance civile de Gao pour défendre leurs intérêts.


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Deux ans après la signature de l’accord de paix entre les mouvements armés et le gouvernement, les tensions s’enveniment entre les différentes communautés vivant à Gao. Le sentiment d’insécurité, la crise économique et les rivalités avec les autorités intérimaires en sont les raisons principales, analyse Ibrahim Maïga, chercheur à l’Institut d’études en sécurité (ISS).


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