Débat de la réglementation des systèmes d’armes létales autonomes

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© ONUInfos | Paix et Sécurité | 9 avril 2018

A Genève, l’ONU débat de la réglementation des systèmes d’armes létales autonomes dits « robots tueurs »

La première réunion 2018 d’experts gouvernementaux sur les armes létales automatiques

La première réunion 2018 du groupe d’experts gouvernementaux sur les technologies émergentes dans le domaine des systèmes d’armes létales automatiques , dit « robots tueurs », a ouvert ses travaux lundi au bureau de l’ONU, à Genève. Les participants doivent également examiner les applications militaires potentielles des technologies connexes dans le cadre des travaux du Groupe, sans oublier les solutions possibles pour relever les défis humanitaires et de sécurité internationale.

  • Ces travaux sont d’autant plus importants que les progrès en matière d’intelligence artificielle continuent de poser de gigantesques défis. Même s’il reste encore du chemin avant que les États ne s’entendent pour se doter d’une législation commune sur les systèmes d’armes létales automatiques, dès l’ouverture de le séance, Amandeep Singh Gill, l’Ambassadeur de l’Inde et Président du Groupe d’experts gouvernementaux sur les SALA, s’est voulu optimiste sur ces travaux.

Les États devront rendre des comptes en cas d’actions mortelles

Rappelant le rapport de consensus adopté par le Groupe d’experts en novembre 2017, l’Ambassadeur de l’Inde a souligné que l’une des orientations retenues est que la responsabilité pour le développement de tout système d’armement de conflit appartient aux Etats. « Donc les Etats doivent veiller à pouvoir rendre des comptes en cas d’actions mortelles appliquées par les forces dans un conflit armé », a-t-il précisé. Selon lui, en raison de l’évolution rapide des technologies, les travaux sur les SALA ne doivent pas toutefois « empêcher les progrès, ni empêcher l’accès à la recherche et au développement civil et l’utilisation de ces technologies ». Selon elle, ces nouvelles technologies ont des conséquences sur tous les aspects de la vie moderne, y compris dans la façon dont nous travaillons et sur l’environnement de notre sécurité globale.

« Nous commençons à révolutionner les secteurs de l’industrie, du transport, des soins de santé et d’autres secteurs. Dans le temps, cela devrait apporter ses bénéfices partout dans le monde », a-t-elle fait remarquer. « Toutefois, comme l’a dit récemment le Secrétaire général de l’ONU, à côté de ces avantages, il y a également des risques ».

Des conséquences incertaines, éventuellement indésirables

Mme Nakamitsu a cité à cet égard, les progrès technologiques donnant lieu à des méthodes et moyens de livrer la guerre, « avec des conséquences incertaines, éventuellement indésirables ».

  • Pour ces discussions de Genève, elle plaide pour une approche inclusive lors des négociations afin de « dégager un consensus sur un entendement commun quant aux limites possibles du degré d’autonomie dans l’utilisation de la force létale », concernant notamment les défis que soulèvent ces nouvelles technologies d’un nouveau type et la convergence de ces technologies en matière de non-prolifération, de désarmement et de limitation des armements.

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