Mali : Quelques actualités du programme KEY

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Quelques actualités du programme KEY au Mali - Groupe URD

Depuis plusieurs années, les interventions d'urgence se succèdent dans le nord et le centre du Mali. En 2016, l'Union européenne (UE) a décidé de lancer un vaste programme - nommé KEY (" se tenir debout " en langue locale) - qui se veut être une intégration de l'urgence dans le développement et qui a pour objectif de renforcer la résilience à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables du Mali.


En cette fin d’année 2019, les activités se multiplient au Mali dans le cadre du programme KEY qui vise à renforcer la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Quelques éléments de rappels sur le programme KEY

Cinq consortia d’ONG ont été retenus pour la mise en œuvre du programme dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Taoudéni et Tombouctou. Deux autres organisations, le Groupe URD et l’IRD , ont été chargées de l’accompagnement et de l’évaluation du programme dans son ensemble.

Des études pour développer l’apprentissage et démultiplier les effets, en partageant les leçons apprises tant en interne qu’en externe.

S’inspirant des leçons apprises du programme, un référentiel Qualité est également proposé pour essayer de souligner les éléments clés d’un « bon » consortium. Le montage en consortium, fortement souhaité par les bailleurs, représente une modalité d’intervention de plus en plus présente et suscite souvent beaucoup d’interrogations. Cette étude identifiée par les acteurs KEY vise à améliorer le fonctionnement en consortium et en inter-consortia à partir des leçons apprises au Mali. Elle cherche à identifier les plus-values et les contraintes d’un fonctionnement en consortium et/ou inter-consortia, et les éléments nécessaires à la réussite de ce type de fonctionnement.

Au-delà du programme KEY, ce travail peut servir de référence et de base de réflexion pour tout acteur concerné par ces questions. L’étude sur les transferts monétaires à usage multiple se poursuit, afin de dresser un panorama et de proposer une revue des bonnes pratiques de ce type de programme. Elle devrait aussi aboutir à la définition d’une base de calcul commune pour les montants des transferts monétaires au sein de l’ensemble des acteurs impliqués au Mali. Fin octobre, une réunion de consultation autour de l’étude a réuni l’ensemble des partenaires du consortium KEY.

Sur la question des montants, un atelier a permis de réunir les protagonistes des transferts à but humanitaire PAM, de développement ou de protection sociale. Parallèlement, il poursuit un travail de définition du panier des dépenses essentielles qui devrait s’intégrer et prolonger la réflexion en cours.

Renforcer les compétences et communiquer

Dans des conditions de crise, la mise en œuvre des activités et l’atteinte d’une situation de résilience pour la population dépendent en partie de la capacité des acteurs de l’aide à s’adapter et à répondre efficacement aux évolutions du contexte aux différentes échelles. Cette « gestion agile » n’est cependant pas facilement mise en œuvre au Mali. Les acteurs de développement qui se lancent dans de tels contextes s’éloignent de leur zone de confort tandis que les acteurs humanitaires se trouvent confrontés aux difficultés des enjeux de la planification à plus long terme que ce dont ils ont l’habitude. D’ici la fin du projet, une autre formation sera programmée, le contenu restant à définir en fonction des besoins.

Enfin, en termes de communication, une série de vidéos sont en cours réalisation, l’objectif étant de diffuser largement les leçons apprises de ce type de programme.



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