Syrie - Attaque de l'aéroport militaire T-4, Russie et Syrie accusent Israël

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© RFI | Publié le 09-04-2018 Modifié le 09-04-2018 à 09:59


Des missiles ont frappé un aéroport militaire syrien ce lundi 9 avril matin faisant plusieurs morts, a rapporté l’agence officielle syrienne Sana. Vers 9h ce lundi matin, le ministère français de la Défense a déclaré ne pas avoir effectué de raid aérien en Syrie dans la nuit de dimanche à lundi.

Et Israël ?

Ils peuvent utiliser leur missiles Popeye notamment, lancé depuis des chasseurs F-16 ou F-15 ou même depuis des sous-marins Dolphin, ce qui serait une première.

Un « faucon » américain entre en scène

Si les Américains souhaiteraient encore confirmer la véracité de l’attaque à l’arme chimique, le président a cependant prévenu dès hier qu’il y aurait « un prix fort à payer », traitant Bachar el Assad d’« animal ». En tout cas, Trump – qui n’a de cesse de dénoncer les reculades de Barack Obama, comme en 2013 dans de circonstances similaires – a déjà prouvé qu’il était capable d’ordonner des frappes massives il y a tout juste un an. La riposte devrait intervenir de la part des pays qui ont fait de l’arme chimique une ligne rouge….

Des vidéos montrent le ciel libanais traversé par un missile

Une information confirmée par notre correspondant régional, Paul Khalifeh, qui souligne que les missiles ont traversé le ciel du Liban, et que cinq explosions ont été entendues au-dessus de la plaine orientale de la Bekaa. Plusieurs médias et journalistes proches de Damas ont, eux, fait état d’une attaque aux missiles de croisière contre l’aéroport T-4, situé entre les villes de Palmyre et de Homs, dans le centre de la Syrie.

« Je ne vois pas en quoi utiliser l’arme chimique est contre les intérêts de Bachar »
explique Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et spécialiste des armes chimiques et biologiques.

Les intérêts de Bachar el-Assad, c’est de terroriser la population, c’est d’annihiler physiquement la rébellion. Donc, même quand il utilise des armes physiques, il ne passe rien, il n’y a pas de réplique militaire de la part de l’Occident. Donc, quand on dit qu’il n’est pas dans les intérêts de Bachar d’utiliser une arme chimique, moi je ne comprends pas très bien pourquoi on dit cela », poursuit-il.

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