Dissuasion nucléaire - les esprits s'échauffent

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Dissuasion nucléaire : de quoi parle t’on ?

Armement existant

  • Le camp Bleu dispose d’un arsenal composé d’explosif à fission – bombes A et/ou de bombes à fusion – bombes H.
  • Le camp Rouge a en stock les éléments identiques.

Scénario

  • Le camp Bleu décide (l’entité qui a accès aux commandes) d’attaquer le camp Rouge. Les têtes nucléaires, lancées avec des missiles balistiques, des missiles de croisières, à partir du sol, d’aéronefs, de satellites, de sous marins etc… vont tomber sur les cibles choisies. Comme toujours dans la guerre moderne, ce sont des objectifs militaires, des centres industriels, des villes etc…
  • Le camp Rouge, qui a évidemment prévu la même chose contre le camp Bleu (si vis pacem, para bellum) va riposter avec un scénario d’attaque déjà prêt.

Résultat

En fonction de l’efficacité relative (i.e. non absolue) de la défense anti missile des deux camps, chacun d’eux paiera, de toute façon, un très lourd tribut. Après la destruction des objectifs, resteront les cendres et poussières radioactives pour de très nombreuses décennies contaminant la surface de la terre des territoires touchés et proches ou lointains en fonction des vents et des courants, mais également l’atmosphère terrestre globalement. Bref…

AUCUN VAINQUEUR ET LA PLANÈTE DEVIENT INVIVABLE

Qui va provoquer la catastrophe ?

En attendant, à la Maison-Blanche, deux d’entre eux (Kelly et Mattis) ont conclu un pacte : en tout temps, l’un d’eux doit rester en territoire américain. Au cas où le président déraisonnerait. En sentinelle.
Source : Très instructif
Le Devoir – La sentinelle – 25 novembre 2017 | Élisabeth Vallet | États-Unis | Chroniques

Des acteurs in fine rationnels?

Contrairement à une vue simpliste parfois évoquée, Kim Jong-un n’est pas «fou». Peut-être parfois joue-t-il au fou. Cela fait aussi partie de la dissuasion. Les historiens rappellent que dans la crise de Berlin en 1961, qui a précédé d’un an la crise des fusées de Cuba, le président Eisenhower a tenté de persuader Khrouchtchev qu’il était «assez fou» pour déclencher une guerre à propos de l’ancienne capitale du Reich dans le but de ne pas avoir à le faire.
L’objectif fondamental de Kim Jong-un, comme de ses prédécesseurs à Pyongyang, est de garantir la survie de son régime. Ayant appris des mésaventures de Saddam Hussein et de Kadhafi, il considère l’arme nucléaire comme sa meilleure assurance vie.
Source : Très instructif aussi Le face à face américano-nord-coréen est un cas d’école de la dissuasion nucléaire
Slate | Daniel Vernet — 09.08.2017 – 7 h 00, mis à jour le 09.08.2017 à 12 h 06


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